vendredi 22 décembre 2006

Ségrégation.

Une marée de chiens-loups se heurtent contre la Ville, si proche et propre.
Ils sentent la distortion, la différence entre la main humaine qui les nourrira et la main humaine qui les châtira.
Ils savent l'absurde, la différence entre la morsure amicale de l'acceptation et la morsure létale de la traîtrise.
Les chiens-loups n'existent pas arbitrairement, ce sont les métisses du coeur et les étrangers de partout. Les Loups des steppes, si vous préférez, ceux qui appartiennent au Néant des choses indéfinies, au chaos et qui poussent dans les zones parapatriques du Monde.
Ils s'adaptent facilement car ils savent que c'est aussi facilement que leur rejection s'opère.


"Le poète est toujours malheureux parce que rien ne remplace pour lui ce qu'il voit en rêve" Vigny

2 commentaires:

Anonyme a dit…

À chaque fois que nous parlons, ou que je lis ce que tu écris, je sens que nous avons le même idéalisme ... une certaine authenticité qui donnerait à la personne le privilège de se moquer de la nouvelle classe d'hautaine qui porte les bas bleues :)

Impératrice a dit…

Merci gueule d'ange, te savoir là me réconforte, tu es vraiment superbe comme ami, vraiment.